COMPTE RENDU DE MISSION
|
Items évalués |
Constats |
Actions correctives à apporter |
|
les stagiaires Comportement
Assiduité
Capacités professionnelles
Travail en équipes : - du même sexe - mixtes
Les formateurs
Implication, sérieux
Qualité de l’enseignement général
Relations avec les autres ONG
|
Motivés et appliqués Curieux Les garçons sont plus actifs que les filles
Satisfaisante ; tendance à prendre des pauses trop longues, souvenir des récréations de l’école
Bonnes Acceptation des contraintes de qualité Fierté des œuvres régulièrement présentées. Très bonne acceptation des remarques. Grande volonté de bien faire.
Moyen
Bien En très nets progrès
Oui ; ils aiment les jeunes et veulent tout faire pour les aider.
1 cas qui a dû être traité (finalement abandon de la personne)
Variable
Bonne
Implication volontaire de la femme du Chef du Village pour l’encadrement des filles. Participation en nombre aux travaux de construction de l’atelier.
Très bonne Visites du site à plusieurs reprises, discours d’encouragement pour les jeunes et pour les formateurs Attribution du terrain, intérêt pour les plantations à développer Construction d’un hangar (sans toit à ce jour !)
Bonnes ; demandes de rencontres et de visites
Impliqués Organisés en commissions Issus de métiers diversifiés Certains familiarisés avec les démarches administratives Suivi à distance sérieux (Internet)
Il a été tenu jusqu’ici |
Prévoir des moyens de mobiliser davantage les filles ; suivre avec les parents.
Prévoir cette situation dans la convention signée avec les parents. Le Chef coutumier a suggéré le remboursement des frais de scolarité par la famille.
Le Chef du village a organisé un passage quotidien des parents
Renforcer le Règlement Intérieur sur ce point Impliquer les familles
Maintenir une présentation individuelle des travaux chaque semaine et consacrer le temps nécessaire aux commentaires ; très sensibles
Organiser un lieu de rangement efficace
Créer les conditions favorables mais ne rien imposer : problème de culture à gérer
Prendre un alphabétiseur dès le début et pratiquer l’enseignement en Djerma pour tous. Réserver des heures de Français pour ceux qui sont capables de suivre. Intensifier sketches, enregistrements, réécoute pour tous.
Etre très vigilant : organiser régulièrement des réunions des parents, des villageois. Ils apprécient beaucoup d’être pris en considération.
Bien se positionner sur le développement local
Suivi des dossiers car beaucoup de lenteurs.
- clients potentiels pour certaines productions - synergies dans certains domaines tels que l’alimentation par exemple (des ONG sont spécialisées dans ce domaine)
Les différences de culture sont grandes et demandent beaucoup de patience et de compréhension de part et d’autre. Néanmoins, l’intérêt général est bien compris.
|
CONCLUSION
Les conclusions sont globalement bonnes.
La mise en œuvre du Centre pilote de Tidirka a permis de vivre au quotidien tous les événements et de bien gérer les différences de culture. La présence en continu a permis de régler immédiatement le moindre dysfonctionnement.
Les réponses à nos interrogations
|
- la capacité à mobiliser les instances locales - la capacité à former sur place, en brousse - la capacité à mobiliser une structure exclusivement nigérienne et ce de façon durable
- la capacité à mettre en œuvre des savoir-faire de nature à faire émerger de nouveaux produits et de nouveaux métiers |
Tous ces points d’interrogation ont reçu une réponse qui est positive.
Il convient néanmoins de rester vigilant et de veiller à soigner l’aspect communication avec tous.
Sur ce point, adhésion au départ mais réserve ensuite ; les formateurs ont pour mission de revenir souvent pendant l’Etape 2 sur tout ce qui a été fait au cours de la mission de créativité. |
La phase conceptuelle à l’épreuve des faits
Globalement, le projet est pertinent et la stratégie prévue cohérente. L’impact sur les villageois, les stagiaires, les membres de l’ONG est fort ; ils sont fiers de participer à ce projet et font des efforts pour intégrer certaines notions parfois un peu éloignées de leur culture. Leur attitude laisse bien augurer de la pérennité du projet.
La formation professionnelle a été efficace ; l'enseignement général devra désormais être fait en Djerma. Un manuel des activités pratiques est en cours de rédaction, en Djerma.
Le concept de Formation-action est porteur : les stagiaires sont intéressés, s’expriment et analysent ce qu’ils ont fait ; ils intègrent d’autant mieux les contenus de formation.
Le passage à l’Etape 2 s’est fait très naturellement (6mois pour l’Etape 1 est la bonne durée) et la nouvelle organisation a été mise en place sans difficulté.
Les prévisions budgétaires, difficiles à établir compte tenu des grandes différences de prix avec nous, se sont avérées réalistes ; il convient de signaler que chacun a fait un effort, y compris les Nigériens. Notre présence sur place était très importante pour chiffrer notre projet. Les fonds n'ont été débloqués que sur présentation des devis et validation de l'opportunité des dépenses.
Nous voulions tester tous les points évoqués ci-dessus et, à ce stade, nous pouvons dire que le projet est viable.