LES GRANDES LIGNES DU PROJET

Publié le par Madela

LE PROGRAMME M.A.Dé.L.A DE DEVELOPPEMENT VILLAGEOIS

 

I) Le projet

 

Formation  des jeunes descolarisés âgés de 15 à 25 ans, dans les villages de brousse et mise en œuvre de pôles d'activités villageoises.

 

 

II) L’objectif

Axe 1

Répondre aux aspirations des villageois en implantant, en brousse, des Centres d’apprentissage et de développement rural  (CADER) pour les jeunes descolarisés de 15 à 25 ans.

 

A Freiner l’exode et enclencher ainsi le processus de développement par la mise en place dans le village d’une structure alphabétisée, formée à la gestion d’activités génératrices de revenus.

 

Axe 2

Favoriser la réalisation de projets d’activités économiques exprimés par les villageois en montant des dossiers de recherche de financement et de compétences pour leur mise en œuvre.

 

A Créer les conditions favorables à l’amélioration des conditions de vie des familles et susciter la création d’activités génératrices de revenus et de microentreprises afin d’initier l’instauration d’un système économique adapté à l’environnement économique et culturel local.

 

 

Parallèlement, organiser en coopératives et union des coopératives les jeunes artisans issus des CADER et favoriser la mise en place d’une structure nigérienne qui suivra le projet dans son ensemble.  

 

A Assurer la pérennité des actions menées et la poursuite de leur développement.


Accompagner ainsi les villageois dans leur marche vers l'autonomie.
Un programme "par  eux et pour eux".
 

 

III) Les moyens mis en œuvre pour un village

 

         a) Formation de départ

 

Dans un premier temps, après de nombreuses réunions et l'adhésion des villageois, nous implantons  un Centre d'apprentissage et de développement rural (CADER) pour 20 jeunes (10 garçons et 10 filles) ; l’Association M.A.Dé.L.A finance :

 

intégralement :

                   Rle matériel nécessaire à la formation professionnelle,

                   Rles artisans formateurs choisis dans le village même ou dans les

                   environs immédiats,

                   Rle personnel d’encadrement recruté localement, 

                   Rles fournitures nécessaires à la formation,

                   Rles cours d’alphabétisation et d’enseignement appliqué,

                   Rles cours de commercialisation et de gestion

 

partiellement, en faisant appel à la participation des villageois  :

                 R  la construction des bâtiments.

 

La Mairie, en accord avec les autorités villageoises, fait don d’un terrain pour recevoir les implantations.

Tous les fonds collectés sont dépensés sur place et directement sur la base des budgets élaborés avec le personnel d'encadrement.
 

 

Une coopérative est créée dès le début de la formation et les stagiaires sont formés progressivement à son fonctionnement et à sa gestion.

 

Ce plan de formation dure 2 ans mois dont 6 mois en pépinière-coopérative.

Bénévolat : des membres de l'association sont présents 6 mois sur 12 ; les frais de transport France-Niger et les frais de mission sont à leur charge. 

   

b) Mise en œuvre de pôles de développement villageois

 

Autour du Centre, à l’issue de notre première année de présence dans le village, des pôles d'activités  sont envisagés sur la base des projets présentés par les villageois. Il s'agit d'activités en rapport avec le contexte : culture de l'arachide, maraîchage, élevage ... Nous montons avec eux des dossiers que nous présentons aux instances locales spécialisées et à des financeurs. La présence du Centre, de jeunes formés et la forte motivation des villageois sont des gages de pérennité pour les financeurs.

 La formation des villageois aux activités est assurée par des ONG  spécialisées locales  qui interviennent sur le terrain,  M.A.Dé.L.A. ne servant que de catalyseur et de soutien logistique (formation de l'encadrement aux techniques de montage de projet et de recherche de financements, tableaux de bord, outil informatique ...).

Le Centre  est utilisé pour assurer la formation des villageois qui entreprennent ces activités nouvelles.

 
IV) Les résultats attendus

 

         a)  les  jeunes formés au départ 

 

A l’issue des 2 ans de formation, plusieurs choix s’offrent à eux :

R s’installer artisans dans le village ; des stages de perfectionnement pourront être financés par M.A.Dé.L.A en fonction des demandes et des besoins ; des microcrédits leur seront accordés sur présentation de projets d'extension d' activités ;

R entrer en apprentissage en pouvant se prévaloir d’une base de formation ;

         b)  les pôles de développement vilageois 

 

Les activités  développées par les villageois permettent de lutter contre la malnutrition et la pauvreté ; elles génèrent des revenus par la vente des excédents.

Ces activités nécessitent des équipements, des réparations que les jeunes artisans regroupés en coopérative sont en capacité d'assurer.  Ainsi s'instaure progressivement un système économique basé sur la complémentarité des activités et sur l'échange.

Les villageois reprennent espoir et se trouvent en situation de prendre leur avenir en main.

       c) la pérennité du projet et son autonomisation

La mise en place d'une ONG nigérienne qui assurera le suivi et la coordination des activités des coopératives et la recherche de débouchés pour les produits fabriqués.

Cette structure sera l'interlocuteur local capable d'initier des projets et de poursuivre le programme dans d'autres villages.

          

IV) Rythme de développement du programme

 

Le programme a débuté en septembre 2006 dans le village de Tidirka. La première année de fonctionnement a démontré la faisabilité du projet et la forte adhésion des jeunes en formation, de leurs parents et des villageois dans leur ensemble.

  

Depuis 2006, l’Association M.A.Dé.L.A. a ainsi implanté 3 CADER dans les villages de Tidirka, Tchambanga et Daoudadey (Axe 1) et trouvé financement et compétences  (Axe 2) pour des projets dans ces mêmes villages tels que traitement de l’arachide et commercialisation des produits dérivés, petit élevage et amélioration de l’alimentation du bétail, maraîchage.

 

Les jeunes artisans de Tidirka et Tchambanga qui ont achevé leur formation de base ont créé leurs coopératives et l’Union des coopératives est en cours d’installation.

Dans le même temps, l’ONG ADRD a vu le jour à l’initiative des nigériens et nigériennes qui travaillent sur le projet depuis son origine (encadrement et formateurs) ; cette ONG a reçu son agrément le 15 mai 2009.

 

           En décembre 2009, un nouveau Centre a ouvert  à Tchangalla.  


                            


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