Dimanche 23 mars 2008

 

A Tidirka qui a ouvert en octobre 2006, les jeunes stagiaires ont terminé les 18 mois de formation. Leur cycle a été clôturé par une journée « Portes ouvertes » qui a connu un vif succès.

 

 
I.1 Notre action sur l'apprentissage et l'alphabétisation

Les apprentissages dans les différents métiers permettent aujourd'hui aux jeunes de bien utiliser le matériel et de fabriquer tous les articles correspondants aux besoins des villageois.

Les résultats de l’alphabétisation sont globalement satisfaisants ; si 2 stagiaires (un garçon et une fille) n’ont pas réussi à progresser, les autres ont atteint un niveau de lecture et d’écriture qui leur permet de gérer leurs activités. Ils sont capables de remplir des imprimés, de tenir une comptabilité simple, de mener des réunions et de rédiger les compte-rendus.


Les cours, le crayon ou la craie à la main !

 

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Ils ont également fait des progrès en Français oral ; nous les voyons ici répéter un sketch  :

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L’alphabétisation va se poursuivre dans le cadre du programme villageois de Plan International.

 

I.2 La pépinière d'entreprise

 

Désormais, les jeunes artisans vont exercer leurs activités sous la forme d’une coopérative, en "pépinière" pendant 6 mois ; ils disposent d’un capital de 300 000 FCFA (450 €), résultat des ventes de leur production pendant la phase de formation.

 

Ils vont être suivis pendant cette période par Namata. L’encadrement concerne les domaines suivants :

 

-          fonctionnement de la coopérative et cohésion du groupe

-          planification des fabrications et des marchés locaux ;

-          adaptation des activités en fonction des résultats ;

-          communication

-          gestion.

 

Les parents ont pour leur part constitué un Comité de 5 personnes auxquelles sont venus se joindre le directeur de l’école et le conseiller municipal ; ils vont suivre et conseiller les « jeunes pousses » et montrent ainsi leur souci de voir réussir leurs enfants.

 

Réunion avec les stagiaires, les parents, le Chef du village, le conseiller Issaka, le Directeur de l'école et toute l'aquipe M.A.Dé.L.A.
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I.3 Les activités qui seront exercées par les jeunes artisans

 
       I.3.1 Les activités de base

Les jeunes vont poursuivre les activités pour lesquelles ils ont été formés, à savoir menuiserie, maçonnerie, couture, broderie et tricotage. Mais le contexte socio-culturel et climatique  impose de pratiquer plusieurs activités et de s’impliquer avec l’ensemble des villageois.

 

C’est ainsi que de nouvelles activités vont être exercées, résultat de l’action sur le développement villageois que nous avons menée. Cela constitue pour eux et pour les villageois de nouvelles sources de revenus.

 

I.3.2 L’arachide

 

I.3.2.1 La location des kits

 

Le village a été doté de six kits de traitement de l’arachide par le Projet Dosso Ma Za’ada (Lux-Développement) et le Centre en assure la gestion.

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Cinq kits sont répartis dans le village, par quartier, afin que les groupements de femmes puissent les utiliser ; un kit est resté au Centre, les jeunes filles étant motivées pour exercer cette activité.

 

              162 femmes sont concernées dont 30 % ont moins de 30 ans.

 

La dotation a eu lieu début février et une première étude portant sur 3 semaines a fait apparaître un revenu de 4 500 FCFA (6,80 €)  pour le Centre au titre de la location du matériel, 15 sacs ayant été traités.

 

Quant aux femmes des groupements qui ont utilisé le matériel pour traiter les 15 sacs, la production de 125 litres d’huile et de 15 507 tourteaux leur a apporté un revenu de 89 630 FCFA (137 €).

 

I.3.2.2 La culture de l’arachide

 

Cette étude a permis également de dégager la rentabilité du traitement de l’arachide. Ainsi, il est apparu une grande différence entre le traitement de sacs d’arachide cultivés sur place et le traitement de sacs d’arachide achetés :

 

9 047 FCFA (14 €) par sac cultivé

2 875 FCFA (4,5 €)  par sac acheté

 

De plus, le cours de l’arachide étant à la hausse, l’activité devient vite déficitaire si les sacs sont achetés.

 

Devant ce constat, et en accord avec les villageoises, un dossier a été déposé afin d’étendre la zone de culture pour la prochaine saison ; le village va recevoir une dotation de semences de la FAO.

 

Les jeunes filles du Centre auxquelles sont venues se joindre 3 jeunes femmes expérimentées dans le travail de l'arachide  vont elles aussi pratiquer cette activité ;  le Chef du village leur a attribué un champ qu'elle pourront cultiver.

 

I.3.2.3 Champ école

 

Dans le cadre du programme « Dosso Ma Za’ada (Appui au développement territorial dans le département de Dosso) », la mise en place d’un champ école est en projet à Tidirka afin de tester de nouvelles espèces d’arachide ; cette expérimentation sera accompagnée d’une formation qui sera faite au Centre.

 

I.3.3  La fabrication des lampes solaires

 

Les jeunes ont reçu une formation à l’utilisation de différentes sources d’énergie pour produire de la lumière ; cette formation s'est terminée par l’utilisation de l’énergie solaire. Ils apprennent actuellement à monter les lampes solaires.

 

Les ONG présentes lors de la journée « Portes ouvertes » se sont montrées très intéressées et prêtes à en acheter afin d’équiper les enfants scolarisés des villages.

 

Des tests très concluants ont eu lieu actuellement dans des écoles, en brousse.

La phase de commercialisation va débuter en juin.

 

I.3.4 Le maraîchage

 

André, venu en mission avec Mireille et Claire, a pris en charge ce dossier en liaison avec l’ONG Microfeld (Nîmes), le Projet Lux-Développement et la Direction de l’hydraulique à Dosso.

 

La visite du village de Tessa, à 50 km de Dosso, a démontré la faisabilité de l’implantation de zones maraîchères en brousse si la gestion de l’eau est bien assurée.

  
Actuellement, les villageois de Tidirka ne pratiquent pas le maraîchage. Pourtant, en décembre 2005, une expérience concluante avait été menée mais elle n'a pas été poursuivie à cause des difficultés liées à l'acheminement de l'eau.

En accord avec le Directeur de l’école et le Chef du village, un jardin expérimental va être mis en place dans la cour de l’école, sur un terrain mitoyen avec le Centre. Il comportera un bassin d’alimentation à proximité du puits de l’école, une canalisation de 45 mètres et un bassin de réception sur le périmètre du jardin expérimental. Les travaux sont en cours. Cela donnera lieu à une formation spécifique qui se fera dans le cadre du Centre.

 

Cette expérimentation est nécessaire pour la préparation des dossiers de recherche de financement.

 

Conclusion

 

Pendant six mois, les jeunes issus de la formation M.A.Dé.L.A. vont s’entraîner à être en situation d’entreprise. Cette période est très importante et nous permettra à nous-mêmes d’étudier l'appropriation et la mise en œuvre des connaissances dans leur environnement culturel.

 

Les nouvelles activités consécutives à notre action sur le développement villageois sont porteuses de nouveaux apprentissages et de revenus pour tous, les villageois et les jeunes artisans. Des retombées favorables sont constatées dès à présent ; par exemple,  les menuisiers ont eu des commandes de tables et de tabourets de la part des femmes exerçant l’activité de l’arachide.


Nous restons à leur côté avec les parents pour les conseiller et continuer à les former.

Ils reçoivent également un soutien très bénéfique de la part des ONG locales, en particulier du Projet Lux-Développement.

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Par Madela - Publié dans : Missions
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