Compte rendu d'activité - juillet 2009 à juin 2010

Publié le par Madela

    

Compte rendu moral

 

I.1) Rappel des objectifs du programme M.A.Dé.L.A. ET SITUATION EN DEBUT D’EXERCICE

Au Niger, promouvoir un développement villageois autonome et pérenne en agissant suivant deux axes :

-          Axe 1 : Apprentissage de métiers et création de micro-entreprises pour les jeunes afin de freiner l’exode.

-          Axe 2 : Soutien aux  projets d’activités génératrices de revenus (AGR) présentés par les villageois afin d’améliorer leurs conditions de vie.

Un projet de proximité pour que les villageois, eux-mêmes acteurs dans le processus, arrivent à améliorer leurs conditions de vie et à instaurer leur propre système de transformation économique et sociale.  PAR EUX ET POUR EUX.

 

I.2) NOS ACTIONS DE JUILLET 2009 à JUIN 2010

           

= Axe 1 : Apprentissage de métiers pour les jeunes

 

* Les formations de base en 2009 - 2010

 

Daoudadey : la formation de base s’est terminée en mars 2010 par la remise des diplômes. Depuis cette date, les jeunes sont en autonomie accompagnée et ont débuté avec un capital de 300 000 Fcfa (450 €), fruit des ventes réalisées au cours de leurs derniers mois de  formation. Ils sont motivés et ont présenté des projets d’activités nouvelles (faire les marchés, monter un service de recharge des téléphones portables).

 

Tchangalla : Ouverture d’un nouveau CADER. Ce village est à 60 km de Dosso et est accessible par une piste très difficile. Les formateurs se sont installés dans le village et  l’un d’entre eux (l’alphabétiseur) a été promu responsable du Centre, tâche qu’il exerce avec autorité et compétence. Les stagiaires sont motivés et progressent rapidement, les parents et les villageois sont présents.

 

Cela nous conduit à dire qu’en ce qui concerne l’activité : Ouverture et conduite d’un Cader, l’équipe nigérienne (formateurs et encadrement) est devenue autonome ; ils savent faire.

 

                           * Les formations complémentaires

Des jeunes artisans de Tidirka, Tchambanga et Daoudadey ont suivi des formations complémentaires en menuiserie métallique, fabrication de lampes solaires et pépinères arboricoles.

 

                    *  Les actions de commercialisation

 

Le seul marché villageois permet de procurer un revenu moyen de 15 à 20 € par mois à chaque artisan ce qui n’est pas négligeable compte tenu du niveau général des salaires (un instituteur gagne 60 € par mois), C’est néanmoins insuffisant. C’est pourquoi, cette année, nous avons porté nos efforts sur les formations complémentaires afin d’atteindre un marché plus large que le seul marché villageois.

 

Les jeunes artisans ont créé leurs coopératives respectives et ces coopératives sont en cours de regroupement dans une Union des coopératives.

 

Un catalogue a été édité qui présente plusieurs catégories de produits : des produits pour le village, pour les écoles,  pour le bureau et des produits innovants (lampe solaire  et le four à économie de bois) ; ces articles sont en exposition au cyber centre de l’Ecole Normale de Dosso (qui a acheté 18 chaises).

 

Des expérimentations de la lampe solaire et du four à économie de bois ont été menées dans les villages afin que les villageois deviennent des prescripteurs auprès des Ong qui les visitent pour s’enquérir de leurs besoins.

 

 

 

= Axe 2  Le soutien aux projets villageois

 

Des réalisations importantes ont eu lieu cette année dans le domaine du maraîchage qui constitue la demande villageoise la plus forte. Le projet de Tidirka s’est poursuivi cette année. 

 

Un nouveau projet de maraîchage a débuté en décembre 2009 : Projet de réhabilitation de 5 ha de sites déjà aménagés mais qui sont restés sous-exploités voire abandonnés dans les villages de Tchangalla, Gollé, Tchara Beri.

 

Au total,

                                                      76 jeunes ont désormais des métiers

                                                       3 micro-entreprises ont été créées

                                      300 familles ont vu leur alimentation et leurs revenus améliorés.

 

COMPTE RENDU FINANCIER

 

           SUR DEMANDE à  :    madela.af@hotmail.fr

III -  Les perspectives pour 2010-2011

 

Le projet pour l’année prochaine va s’organiser autour de la fin de la formation à Tchangalla et de la réussite des jeunes entreprises qui se sont créées regroupées en Union des coopératives. Il serait inutile d’ouvrir un nouveau Centre avant que les actions précédentes aient été finalisées (bien que nous ayons des demandes).

 

Notre projet change donc de physionomie, l’objectif final étant que, par le biais du chiffre d’affaires réalisé un certain pourcentage revienne à l’Union des coopératives, cette union ayant alors les moyens financiers de financer la structure d’encadrement (commercial, gestion, coordination technique), de poursuivre le développement des micro entreprises installées, et à terme, d’ouvrir de nouveaux Centres.

 

Axe 1 Les grands enjeux de l’année 2010-2011 résident :

 

1 - dans la capacité à avoir DES COMMANDES :

 

-           prospecter et faire connaître les jeunes artisans auprès des administrations et des Ong qui résident localement.

-          Ouverture d’une salle d’exposition dans les locaux du bureau : inauguration le 20 juillet

-          De notre côté, nous aurons à rechercher des marchés  auprès d’Ong, de particuliers et de toute organisation  qui fait des dons en faveur de l’éducation.

 

2 – dans la formation de l’encadrement à la gestion du projet.

 

Axe 2 : Une agriculture plus responsable et durable

 

-          Une activité de maraîchage qui dépasse la seule activité de subsistance pour s’orienter vers une production organisée. 50 exploitantes de Tidirka et 5 jeunes artisans de Daoudadey (dont 4 filles) ont décidé de pratiquer la culture en saison pluviale : nous avons mis en place un encadrement.

-          Un dossier a été déposé auprès du CFSI (Comité Français de Solidarité Internationale) pour le développement de l’activité « pépinières » ; en effet, les exploitants manquent de plants au moment de débuter les cultures. La réponse à ce dossier est prévue fin juillet.

 

Ici encore, un travail de formation sur la prise de conscience de l’importance des ressources naturelles et de leur gestion de façon organisée et plus professionnelle.

 

Jusqu’à présent le travail de terrain se situait presque exclusivement au Niger. Or, ils sont de plus en plus autonomes aussi, cette année, des actions devront être menées en France pour faire connaître les jeunes artisans, ce qu’ils font et trouver des commandes car, localement, la situation reste difficile. Pour le moment, le marché nigérien reste extrêmement limité.

 

Nous pouvons citer dans ce qui est déjà prévu :

-          Lancement d’une souscription « Un enfant scolarisé, une lampe pour lire et faire les devoirs le soir » - Action à double impact : des lampes pour les enfants et des commandes pour le Groupement Nyya de Tidirka

 

-          Participation à des manifestations africaines : Festival des sous-fifres à St Pierre d’Aurillac, la Parade des 5 sens à Hastingues (le 14 juillet), Festival Africain de Tartas , Salon Asphodèle en décembre à Pau …

-          Concert de l’ensemble ‘Trésor d’Orphée’  le 29 août à l’Eglise d’Hastingues ; concert du chœur d’hommes « Oldarra » en mai 2011.

Publié dans L'association

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