LE PROGRAMME M.A.Dé.L.A DE DEVELOPPEMENT
VILLAGEOIS
I) Le projet
Formation des jeunes descolarisés âgés de 15 à 25 ans, dans les
villages de brousse et mise en œuvre de pôles d'activités villageoises.
II) L’objectif
Répondre aux aspirations des villageois en implantant, en brousse, de Centres d'apprentissage et de
développement rural pour les jeunes descolarisés de 16 à 25 ans.
- Enclencher ainsi le processus de développement villageois et freiner l'exode.
Parallèlement, apporter un soutien aux projet
d'activités des villageois afin de lutter contre la malnutrition et de générer des revenus.
- Accompagner ainsi les villageois dans leur marche vers l'autonomie.
Ce programme se construit avec eux et pour eux.
III) Les moyens mis en œuvre pour un village
a) Formation de départ
Dans un premier temps, après de nombreuses réunions et l'adhésion des villageois, nous implantons un
Centre d'apprentissage et de développement rural pour 18 jeunes (9 garçons et 9 filles) ; l’Association M.A.Dé.L.A finance :
intégralement :
Rle matériel nécessaire à la formation professionnelle
Rles artisans formateurs choisis dans le village même ou dans les
environs immédiats
Rle personnel d’encadrement
Rles fournitures nécessaires à la formation
Rles cours d’alphabétisation et d’enseignement appliqué,
Rles cours de commercialisation et de gestion
partiellement, en faisant appel à
la participation des villageois et d’ONG partenaires :
R
la construction des bâtiments.
La Mairie, en accord avec les autorités villageoises, fait don d’un terrain pour
recevoir les implantations.
Une coopérative est créée dès le début de la formation et les stagiaires sont formés progressivement à son
fonctionnement et à sa gestion.
Ce plan de formation dure 2 ans mois dont 6 mois en pépinière-coopérative.
b) Mise en œuvre de pôles de développement
villageois
Autour du Centre, à l’issue de notre première année de présence dans le village, des pôles d'activités
sont envisagés sur la base des projets présentés par les villageois. Il s'agit d'activités en rapport avec le contexte : culture de l'arachide, maraîchage, élevage ... Nous montons avec eux des
dossiers que nous présentons aux instance locales spécialisées. La présence du Centre, de jeunes formés et la forte motivation des villageois sont des gages de pérennité pour les
financeurs.
Le financement de ces activités et de la formation des villageois intéressés est assuré par des ONG partenaires spécialisées
locales qui interviennent alors aux côtés des Nigériens, M.A.Dé.L.A. ne servant que de catalyseur et de soutien logistique (formation de l'encadrement aux techniques de
montage de projet et de recherche de financements, tableaux de bord, outil informatique ...).
Le Centre est utilisé pour assurer la formation des villageois qui entreprennent ces activités nouvelles (en majorité des jeunes descolarisés).
IV) Les résultats attendus
a) En ce qui concerne les 18 jeunes formés au départ
A l’issue des 18 mois de formation, plusieurs choix s’offrent à
eux :
R s’installer artisans dans le village ; des stages de perfectionnement pourront être financés par
M.A.Dé.L.A en fonction des demandes et des besoins ;
R entrer en apprentissage en pouvant se prévaloir d’une base de formation
b) En ce qui concerne les pôles de développement
Les activités développées par les villageois permettent de lutter contre la malnutrition et génèrent des revenus
par la vente des excédents.
Ces activités nécessitent des équipements, des réparations que les jeunes artisans regroupés en coopérative sont en capacité d'assurer.
Les villageois reprennent espoir et se trouvent en situation de prendre leur avenir en main.
IV) La pérennité du dispositif
Dans chaque village ayant suivi notre programme de développement, tous
les équipements, implantations, réalisations restent la propriété de la Coopérative du Centre M.A.Dé.L.A et le Centre devient un lieu d’accueil de
nouvelles formations ou de formations communautaires.
La coopérative est dirigée par une structure villageoise.
Une structure d'encadrement localisée dans la ville la plus proche est progressivement formée au suivi et à la gestion
des différents Centres. Elle anime des réunions dans les villages, aide au montage de projets. Cette structure constitue une ressource de conseil et de coordination pour les
villageois.
Tous les intervenants sont nigériens.
Bénévolat : nous sommes présents 8 mois sur 12 au Niger. Tous les frais de mission sont pris en charge par les bénévoles.
V) Rythme de développement du programme
Le programme a débuté en septembre 2006 dans le village de Tidirka. La première année de fonctionnement a démontré la
faisabilité du projet et la forte adhésion des jeunes en formation, de leurs parents et des villageois dans leur ensemble.
En septembre 2007, un nouveau Centre a ouvert Tchambanga, puis le programme se poursuivra au rythme d’un
village par an.
Le village de Kure Kobadey est à l'étude pour la rentrée 2008.